en attendant les robots


Enquête sur le travail du clic et (surtout) analyse de notre rapport au numérique - ce qui a changé avec la crise


Antonio A. Casilli est sociologue, enseignant-chercheur à Télécom ParisTech et chercheur associé au LACI-IIAC de l’EHESS. Il a notamment publié Les Liaisons numériques (Seuil, 2010) et, avec Dominique Cardon, Qu’est-ce que le digital labor ?  (INA, 2015) source

Oserai-je écrire que je n'ai pas encore lu le livre ? À ce propos, en voici un extrait

Non, je n'ai pas lu le livre pour une simple raison : je n'ai pas le temps de lire en ce moment (honte et opprobre sont sur moi). Je viens d'intégrer une formation pour décrocher un nouveau diplôme et, pour l'heure, toute mon énergie est focus sur celle-ci. Je veille toutefois aux nouvelles publications qui parleraient de notre monde digital, de nos évolutions en lien, etc.

C'est ainsi que ce matin, je découvrais un podcast. Et cette publication, je l'attendais depuis notre confinement : une analyse, juste analyse, de cette période et de ses suites. Un point de vue socio-philo-technico (un mix de tout ça) sur tout ce que l'on peut retenir de notre place dans ce monde (et rapport à) où réalité et virtualité ne font qu'une. Dans le sens qu'il ne faut plus les opposer comme le précisais déjà Nicolas Nova et comme le rappelle Antonio Casilli dans cet échange, riche échange, avec un journaliste de France Inter.

" Il y a des moments qui sont des moments de vérité mais qui sont aussi des moments de synthèse (…) Ce n'est pas le numérique qui commence, c'est peut-être tout simplement le moment où l'on arrête de se faire distraire par le monde autour, d'une manière assez paradoxale, on se concentre un peu sur nos écrans. Parce qu'on ne le fait pas. Parce que malgré la vision populaire qui consiste à dire qu'on passe notre temps rivé à notre écran, en réalité, on ne le voit pas cet écran-là. On ne le voit pas au sens : on ne le pense pas, on n'y réfléchit pas. Et donc, pendant des moments comme celui qu'on vit, on est obligé d'y réfléchir. Ce qu'il s'est passé, ce n'est pas l'entrée du numérique dans nos vies, ça, ça date. Mais c'est qu'on a dû y réfléchir. On a dû penser notre vie numérique. Et peut-être l'accepter d'une certaine manière. En ça, la notion de conversion numérique proposée par Milad Doueihi est assez juste : une conversion, ça peut arriver très longtemps après la révélation. Parfois, il faut des chocs pour qu'elle ait lieu. C'est peut-être ça qui nous est arrivé avec l'épidémie, le confinement et tout ce qui se vit aujourd'hui : on s'est converti." Extrait du podcast.

Pour l'écouter, c'est ici :

Une conversation que j'ai également publiée sur la page Facebook de num.in.oc et mon tout nouveau Twitter. Vous pouvez m'y rejoindre. Oh ne vous attendez pas que ça fourmille de posts. Même si j'y suis présente, je ne suis pas une grande fan des réseaux sociaux tels que nous les concevons actuellement. Mais, ça aussi, ça changera.

Fidèle à mon petit jeu préféré "un article, la musique qui va avec" :