le robot qui rêvait

Science sans fiction n'est que ruine de l'âme. Un petit clin d'oeil de l'écrivain Daniel de Roulet au fameux "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" de Rabelais. Me voici toute émue, je soigne mon intro : s'il y a bien un genre littéraire qui me fascine depuis mon adolescence, c'est celui de la science-fiction. Je me rappelle de ma première lecture. J'avais 14 ans : Chroniques martiennes, un recueil de petites nouvelles écrites par Bradbury. J'enchaînais forcément avec son célèbre Fahrenheit 451, abandonnais l'idée de sortir de ma chambre pour faire une cure intégrale des romans d'anticipation de Barjavel, demandais à ma mère si je pouvais me faire opérer de l'appendicite suite à la lecture de Malevil, de Robert Merle (roman post-apocalyptique, à la fin du livre, le héros meurt d'une crise d'appendicite non opérée . . . ) Et puis, je vais à l'essentiel du billet, il y a eu mon "flash" pour Asimov. J'étais fascinée par son monde de robots alors que je venais de tomber en amour pour R2-D2 en allant voir "La Guerre des Étoiles" au vieux cinéma de ma ville ! Qui est ce Robot qui Rêvait ? Elvex.  Un tout nouveau modèle de robot. Son cerveau positronique, conçu d'une manière totalement novatrice, en fait un modèle unique en son genre : il peut rêver. Susan Calvin, la célèbre robopsychologue, doit déterminer si ce nouveau modèle est fiable. Mais elle est très vite déstabilisée quand elle se rend compte qu'Elvex rêve à la libération de son peuple, les Robots. Ci-dessous, l'introduction de l'auteur (que j'ai eu bien du mal à écourter puisqu'elle décrit la pensée de Asimov) et ce que j'appelle La Fin d'Elvex. Et je me permets d'ajouter une petite créa que j'ai réalisée il y a quelques années. Chaque élément de cette créa a une histoire. Que je ne raconterai pas car il est temps de présenter l'introduction - très intéressante à lire pour qui s'intéresse à l'évolution de la robotique et l'I.A. - et La Fin d'Elvex. Mais est-elle une fin ? . . .

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Mais moi, j'ai horreur de la science-fiction ! Pourriez-vous me répondre. Et oui, tout le monde n'en est pas "fan". Je pense que c'est aussi une histoire d'éducation. Pour ma part, j'admets que c'est mon père qui m'a donné envie de m'intéresser à cet univers.

Il ne faut toutefois pas confondre SF avec le genre Thriller / épouvante. Je me permets cette précision car, dorénavant, lorsque je recherche un film de science-fiction à regarder en streaming, je trouve un nouveau genre de films catalogués "SF" : ils présentent énormément de scènes violentes.  Finalement, un mélange des genres. De fait, pour rappel : l'auteur de SF extrapole une situation classique pour la confronter à une réflexion spéculative sur un avenir proche ou lointain. Ou dans le passé. Vous savez : il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine . . . Pour reprendre Asimov : "on peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie". La science-fiction, un univers que je peux retrouver dans le monde trollesque mais pas du tout dans un thriller. Avoir peur, déjà, j'ai horreur de cela 😱 et ce n'est pas ce que j'ai trouvé dans la littérature SF.  Aussi, si vous n'êtes pas fan mais que vous avez des jeunes autour de vous, je vais me permettre quelques arguments en faveur de la lecture de la science-fiction pour les jeunes générations.

Que peut apporter la science-fiction à un jeune lecteur ?

. Elle propose d'extraordinaires possibilités d'évasion : planète lointaine (Dune), civilisation extra-terrestre (avec un happy end qui ne se termine pas dans un bain de sang ... Comme dans Martiens, go home !), cyberspace (Tron), société future (Soleil Vert), voire trouver l'âme soeur comme dans La Nuit des Temps de Barjavel . . . Autant de bouffées d'air à un âge où l'on recherche l'évasion, où l'on a besoin de son petit monde personnel.

. Elle développe l'imagination : la SF satisfait le goût pour le bigger than life, le jeu, la fable. Elle emporte dans des aventures qui ne peuvent pas arriver "pour de vrai" (petit bémol très personnel : parfois, 1984 frôle notre devenir . . .) Elle permet de jouer avec les hypothèses les plus imaginatives et de créer de nouvelles réalités.

. Elle est un miroir de notre présent : la SF permet une relecture de notre société actuelle et de ses enjeux. Elle nous rend également conscient de l'importance de nos choix : le futur se plante dans le présent.

. La science-fiction, une démarche humaniste : avec ses histoires de mutants, d'extraterrestres, d'androïdes, elle est porteuse de tolérance, de respect, de droit à la différence. Même si elle est encombrée de fusées, ordinateurs et de robots, c'est l'être humain qui est au centre de ses préoccupations. L'être humain face à l'évolution du monde moderne.

. Elle est le lieu d'une réflexion philosophique sur notre réalité : notion de temps, possibilité de vie extraterrestre, qu'est-ce qu'un être humain ? (ex : thème du transhumanisme abordé dans Tout sauf un homme ou bien encore Blade Runner *) Etc.

* je présente ici des liens vers les livres. Comme vous le savez, certains livres sont à l'origine de films et inversement.

. Elle développe l'esprit critique : elle s'emploie à aider le jeune lecteur à devenir un citoyen éveillé car elle s'inscrit parfaitement dans le cadre du récit d'apprentissage. Le jeune est confronté à des réalités différentes, à des sociétés différentes, à des êtres différents : il s'interroge ainsi sur sa propre relation au monde, il découvre l'Autre et . . . Se découvre lui-même.

Pour terminer ce looooooooooooooong billet, je me suis intéressée à notre actualité. Et, forcément, ce Covid (et ici j'aborderais volontiers le thème des réseaux sociaux et des médias en général mais je dois terminer cet article . . .) Mon questionnement était : quel rôle peut avoir l'Intelligence Artificielle dans cette crise ? Et j'ai trouvé cet article.

“ Les choses changent. Mais si vite . . . Est-ce que les habitudes des hommes pourront suivre ? ”

Merci Monsieur Asimov.

Finissons sur des notes légères, voulez-vous ?

Le langoureux Love Theme de Vangelis, de la BOF Blade Runner. Le premier, mon préféré 😉

les 3 lois de la robotique

1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger ;

2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.